Il a publié de nombreux articles dans des revues à comité de lecture, notamment Nature, The Lancet et British Medical Journal, ainsi que deux livres. Deux nouveaux livres paraîtront en 2025 : “Selective Empathy: The West Through the Gaze of Gaza” (Brill, Critical Social Studies & Haymarket, Books for Changing the World) et “Wellbeing and UN Sustainable Development Goals” (Edward Elgar).
Les doubles standards moraux et émotionnels entravent la coopération et provoquent des crises humanitaires. Fondée sur le livre « Empathie sélective », cette présentation explique comment l’expression inégale de la solidarité envers certaines victimes de guerre remet en question l’universalité des valeurs que la communauté internationale prétend défendre. Le génocide à Gaza est notamment devenu un test décisif et un angle mort moral pour l’Occident. Il a révélé une communauté internationale qui accorde soutien et sanctions en fonction d’intérêts géopolitiques et de biais culturels, créant une hiérarchie de la souffrance dans laquelle certaines victimes sont jugées plus dignes de compassion que d’autres. Cette crise d’empathie sélective, où la compassion est accordée à certaines vies et refusée à d’autres, sape la crédibilité de la communauté internationale en tant que gardienne des valeurs universelles.
À une époque où la coopération internationale, l’égalité et la solidarité ne sont pas seulement des valeurs essentielles mais existentielles, le fossé moral et émotionnel entre l’Occident et le reste du monde est particulièrement préoccupant. L’humanité n’a jamais été aussi proche de la catastrophe. L’« horloge de l’Apocalypse » du Bulletin of Atomic Scientists indique désormais seulement 85 secondes avant minuit. Initialement fixée à sept minutes avant minuit en 1947, elle reflète aujourd’hui un monde vacillant au bord de l’abîme, principalement en raison du risque de guerre nucléaire.
S’appuyant sur des apports de la psychologie, de la biologie évolutive et de la philosophie morale, cette présentation explore la nature humaine. Sommes-nous irrémédiablement liés à des instincts tribaux ou pouvons-nous développer une empathie qui transcende les frontières ? Une transformation de la conscience et de l’identité fondée sur une compassion et une solidarité universelles est-elle possible ? Est-il réaliste d’imaginer un monde sans étrangers ni ennemis, dans lequel chacun pourrait s’identifier à l’ensemble de l’humanité ?
« Empathie sélective » remet en question les récits dominants et appelle à une nouvelle solidarité fondée sur une empathie universelle, la justice sociale et la décolonisation émotionnelle. En mettant en lumière des actes de solidarité, de résistance et de compassion globale, le livre nous invite à repenser les relations entre les nations et les individus, en favorisant une éthique cosmopolite qui affirme la valeur égale de chaque vie humaine. À une époque où « les vents de la guerre » influencent les politiques nationales et internationales, une identité qui transcende les drapeaux et les appartenances tribales peut offrir une inspiration morale, une lueur d’imagination « au-delà des frontières » et la possibilité d’un changement psycho-politique collectif vers un humanitarisme plus profond et plus largement partagé.